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May 27

La Vie

 

Citer

La Vie,


 

Née par hasard ou par amour,
Sans le vouloir tu vois le jour
Peu importe, content ou surpris,
Ton premier acte est un cri. 
Malheur à toi si tu oublies,
Tu seras frappé pauvre vie.
Mémorise bien ce moment
Il reviendra tout au long du temps. 
Le début est plutôt amusant
Quand tes petits yeux s'ouvrent tout grands
Tu distingues des silhouettes
Qui, penchées sur toi font risette. 
Tu découvres des corps aussi
Qui te seront plus tard interdits
Tu te fais choyer et dorloter
Profite bien, ça ne va pas durer. 
Voilà, déjà tu t'inquiétes
Car la souffrance te guette
Aïe, tu fais tes premiers pas
Et tes chutes ne t'amusent pas. 
Aïe, tes premières dents sont là
Et tes larmes coulent déjà
Patiente et sois courageuse
Bientôt la période heureuse. 
Tu vas entrer dans l'enfance
Tranche pleine de nuances
Bien des joies te seront données
C'est un âge qui va te marquer. 
L'âge aussi qui est regretté
Quand plus tard on est accablé
Mais ce bonheur a son revers
Ton apprentissage t'est offert. 
Il va te falloir apprendre
Toujours tu devras surprendre
De toi, beaucoup on exigera
Et la sagesse on t'inculquera. 
Plus tu iras de l'avant,
Et plus l'effort sera grand
C'est au sortir de cette enfance
Que tu plonges dans l'adolescence. 
Ici, les choses vont changer
De moins en moins on va t'aider
Plus souvent seule tu seras
Pour décider où tu iras.
Prends bien la bonne direction
Car les mauvaises sont légion
Evite toutes tentations
De goûter la blanche illusion. 
Quand le droit chemin tu suivras
D'autres vies tu rencontreras
Choisis bien minutieusement
Celle qui est ton complément.
 
Longue te semble cette route
Que vous parcourrez sans doute
L'une par l'autre soutenue
Car adulte tu es devenue. 
Arrive maintenant ton tour
soit par hasard soit par amour,
D'engendre une vie nouvelle
De souffrir et trembler pour elle. 
Tu vas devoir lutter beaucoup
Pour esquiver les mauvais coups
Tantôt triste, tantôt heureux
Le temps s'écoule peu à peu. 
Ce temps qui te semblait sans limité
Aujourd'hui s'égrène trop vite
Tu es remplie de souvenirs
ton passé étouffe l'avenir.
 
Tout te paraît si lointain
Et petit à petit tu t'éteints
Et, comme l'étoile filante
Te voilà devenue errante. 
Née par hasard ou par amour
Sans le vouloir tu vis le jour
courte  ou longue tu seras
Le destin en décidera.
Et un jour il te faudra partir
Sans le vouloir, sans avertir
Alors, de toi il ne demeure
Que le souvenir qui pleure.
Jean Guilmot
 
 
January 03

La licorne

 

ma Licorne blonde 

La licorne

La licorne est un animal composite, c’est à dire que les différentes parties de son corps

sont constituées par plusieurs animaux.

Elle a l’apparence d’un cheval avec une corne,

généralement torsadée, au milieu du front,

et la barbiche d’une chèvre.

Ses sabots sont fendus et suffisamment solides pour fracasser le crâne de ses ennemis.

Parfois, son corps est décrit comme étant celui d’un chevreau.

Elle est également pourvue de la queue d’un lion,

et peut en posséder aussi la crinière.

Dans les mythes celtes, la Licorne incarne la pureté.

 

licorne3

Elle a le don de prophétie et connaît les secrets des cycles de la vie.

Aussi, elle apparaît lors des événements exceptionnels.

Mais attention, la pureté qu'incarne la Licorne est parfois considérée comme

physique et parfois comme morale.

Elle est un symbole universellement répandu et utilisé, de puissance, de force, et de beauté.

.

La Licorne : est emblème de chasteté, de pureté d'âme, d'amour honnête;

Elle est réputée protéger les justes, apporter une grande chance, et réaliser les désirs du coeur...

~

Au cours d'un voyage dans la Creuse, George Sand découvrit les tapisseries de la Dame à la Licorne.

On admet maintenant que ces tapisseries représentent les Cinq Sens,

facilement discernables malgré leur symbolique discrète.

oeuvre magnifique et chargée de secrets.

1-La vue

La vue est symbolisée par l'attitude de la licorne

contemplant son image

dans le miroir que lui tend la dame

2-Le goût

Le goût est évoqué par le geste de la suivante qui tend une coupe

à sa maîtresse; de plus, le singe s'apprête à goûter un fruit,

et le lion montre des signes de gourmandise.

3-Le toucher

le toucher, la dame effleure d'une main la corne de l'animal

au pouvoir magique et,

de l'autre, elle tient fermement la hampe de l'étendard

4-L'odorat

l'odorat, la dame tresse une guirlande,

et le symbole est accentué par la mimique du singe respirant une fleur

5-L'ouie

l'ouïe, la jeune femme tient un petit orgue

6-desir_ap

Quant à la sixième tapisserie, connue sous le vocable

"à mon seul désir",

~

elle pourrait être une sorte de conclusion philosophique : la dame ne choisirait pas un bijou dans le coffret

que lui présente sa suivante, mais, au contraire, y déposerait, en signe de renoncement,

le collier qu'elle porte dans les cinq autres tapisseries.

Selon certains auteurs, cette sixième tapisserie serait l'entendement, vertu qui, avec la vue et l'ouïe,

définit les choses de l'esprit, alors que toucher, goût, odorat sont des sens de la matière.

-

Selon cette théorie, monde matériel et monde spirituel se sont unis dans cet animal fabuleux.

Cette symbolique rejoint l'hermaphrodite de l'hermétisme

et il n'en faut pas plus pour que certains aient vu dans ces tapisseries une représentation

du Grand Oeuvre des alchimistes.

~~~

la dame et la licorne

La licorne est un animal fantastique

Elle constitue un mystère :

La licorne est mentionnée dans au moins sept livres de la Bible

et comparée à l’esprit tout puissant de Dieu.

La licorne n’apparaîtrait que pour ceux qui marchent dans la lumière

et suivent l’esprit qui se révélerait alors librement à ceux qui justement le cherchent …

C'est un animal de bon augure.

La licorne symbolise avec sa corne unique au milieu du front, comme une flèche spirituelle,

un rayon solaire ou l'épée de Dieu, la révélation divine, la pénétration du divin dans la créature.

Elle combat contre l'éclipse de soleil qu'elle dévore.

~

Elle représente dans l'iconographie chrétienne la Vierge fécondée par l'Esprit Saint.

Elle est le symbole de la fécondité spirituelle et aussi le symbole de la virginité physique.

Elle était devenue au Moyen âge la représentation de l'incarnation du Verbe de Dieu dans le sein de la Vierge Marie.

La licorne devient par extension la figuration du christ, en ce qu'il opère des miracles et se sacrifie pour les hommes.

Le symbolisme de la purification des eaux par la licorne a été repris maintes fois en peinture ou en gravure.

Ainsi, sur une médaille de 1560, on peut lire: CAETERE AEQUE AC SIBI,

cercle médaillon licorne  

pour les autres comme pour soi-même, référence à la description des propriétés de la licorne dans le Physiologus.

Quelles que soient la ou les « vérités » sur l’animal, il faut de toutes façons le laisser dans l’imagination des peuples,

car c’est une très grande Dame du fantastique sans laquelle beaucoup de contes et récits n’auraient pas vus le jour …

Demeurons dans le monde imaginaire,…….et laissons-nous aller au rêve .

licorne chassée

~~~

ange et licornearc en ciel licorneargent chinoisassiette licorneboite bleu licornesboite licornecadre licorneceltique licornechic licornecloche porcelaineCoeur licornesdame_licorne_dSCdé licorneféerique licorneG_6giorgione_aple belle et la licornele chat et la licorneles licorneslic1licapicolicorn&petitlicorne dans ciellicorne dans l'eaulicorne en bleulicorne et cristallicorne et petitlicorne_vagueslicorne-1licorne3licorne-Alicorne-lionmedaille licornemedaillon licornepegase_boitpeinture licopentagramme licorneperfumebottleunicornsur le départtableau licornetarot d'Ambre(roger Zelazny)Unicorn en laitonunicornmoonvisage licorne

 

 

August 03

George SAND-....(Une femme libre)

 

-Un avenir plus heureux:

George Sand est une de celles qui ont souhaité avec clairevoyance un avenir plus  heureux pour l'humanité et elle a cru toute sa vie, courageusement et généreusement, en la réalisation de ses idéaux.   

-écrit par (Fédor Dostoievski).

Elle restera une illustration de la France et une gloire unique. 

-écrit par (Gustave Flaubert).

Ce qu'elle a réclamé:

En un temps où les femmes demeuraient dans une sortes d'esclavage, elle a lutté pour leur assumer la franchise de leur corps et de leurs sentiments. En un temps où le suffrage universel n'existait pas, elle l'a réclamé pour le peuple ainsi qu'une juste répartition des biens. 

-écrit par (André Maurois).

George Sand disait:
On se joue avec les femmes de ce qu'il y a de plus sacré:
les femmes ne comptent ni dans l'ordre social, ni dans l'ordre moral.
Oh! j'en fais le serment et voici la première lueur de courage et d'ambition de ma vie!
Je relèverai la femme de son abjection et dans ma personne et dans mes écrits.
Dieu m'aidera.
G.Sand- lettre de 1837-

 

georgesand-Eugène Delacroix

Née Aurore Dupin, Baronne Dudevant.

femmes de lettres Française (Paris 1804 - Nohant 1876)

Voici quelques oeuvres écrit par G.Sand :

-La mare au diable

-La petite Fadette

-Les contes d'une Grand-mère (1873)

-Histoire du véritable Gribouille (1849)

- Etc ... etc ...

 

Citation:

"Le vrai est trop simple, il faut y arriver toujours par le compliqué."
George Sand

 Personne sur terre

 

La maison de G.Sand.

Numériser0002  

Poesie deGS

 

Ses oeuvres et différents document se trouvent à Nohant et la maison se visite

on y trouve les oeuvres de Chopin, Dumas,Musset, Hugo,  Gauthier, Delacroix, Flaubert, List etc...

ainsi que le Musée George Sand situé à La Châtre (36) 71 rue Venôse

On y trouve les souvenirs, les oeuvres littéraires, des lettres autographes, manuscrit, portraits...

Une collection ornithologique (3000 oiseaux naturalisés)

Des tableaux, des peintures 1880-1950 de différents artistes...A voir

ou à revoir....Dans l'indre la vallée noire

La mare au diable  

photo de la mare au diable.

May 13

Ce n'était qu'un rêve

 

Ce n'était qu'un rêve

 

Dans un grand jardin enchanté

Tout a coup je me suis retrouvée

Une harpe des violons jouaient

Des anges au ciel me souriaient

Le vent faisait chanter l'été

 

Je marchais d'un pas si léger

Sur un tapis aux pétales de roses

Une colombe sur mon épaule

Dans chaque main une hirondelle

Des papillons couleurs pastel

 

Ce n'était qu'un rêve

Ce n'était qu'un rêve

Mais si beau qu'il était vrai

Comme un jour qui se lève

Ce n'était qu'un rêve

Un sourire sur mes lèvres

Un sourire que j'ai gardé

Au-dela de mon rêve

 

Le soleil et ses rayons d'or

Les fleurs dansaient sur un même accord

Des chevaux blancs avec des ailes

Semblaient vouloir toucher le ciel

Vraiment j'étais au pays des fées

 

Ce n'était qu'un rêve

Ce n'était qu'un rêve

Mais si beau qu'il était vrai

Comme un jour qui se lève

Ce n'était qu'un rêve

Un sourire sur mes lèvres

Un sourire que j'ai gardé

Au-dela de mon rêve

 

Ce n'était qu'un rêve

~

Céline Dion

May 09

Le Messie

 

Dans l'herbe bleue
Je me suis endormi
Il y avait du feu
Dans le ciel de midi
Des flaques de chaleur tremblaient
J'ai rêve, j'ai rêvé
Que je partais faire un voyage
Sur le temps d'un univers inconnu
Au delà de mon rivage
Par l'intermédiaire d'un sage
Je devais savoir la vie
Dans l'herbe bleue
J'étais endormi
Sous un ciel de feu
De fin d'après-midi
Les ombres du soleil fuyaient
Je rêvais, je rêvais
Que je devenais la lumière
Qu'en moi naissait et mourait l'infini
Mais que par ordre de mon père
Je devais revenir sur terre
Pour leur enseigner la vie
Dans l'herbe bleue
Je m'étais endormi
J'ai ouvert les yeux
Je marchais dans la nuit
J'avais les pieds, les mains blessés
Je saignais, je saignais
Et je suis devenu lumière
En moi commence, en moi meurt l'infini
C'est par ordre de mon père
Que je reviens sur la terre
Pour vous donner la vie

~~~~

Georges Chelon

March 27

Le Cartonnage

 

 

Je vous faire découvrir l'Art du Cartonnage

Une de mes passions

Créer des objets 

Voici 

Le matériel indispensable

~

 
Ciseaux, cutter,règle lourde, réglet metallique,équerre,plioir,
crayon de papier, gomme,compas,poinçon à embrase.
de la colle vinylique blanche, du papier kraft brun en bande,
 des pinceaux de diffèrentes tailles.
.
Des cartons plats ( des vieux calendriers)
feuilles de carton de différentes épaisseurs
(de récupération pourquoi pas) mais en bonne état
.
différents papiers selon l'ouvrage à créer
Papiers reliures, papiers fantaisies, papiers unis,
papiers imitations cuir (skivertex)
toiles-tissus-cuir
.
Un plan de travail(plaque de coupe ou planche carton gris de 2 mm)
des chiffons, de l'eau dans un pot
et
choisir un modèle!
.
Voici une adresse pour en savoir plus:
La technique en vidéo etc...
.
.
March 21

La jeunesse

Être jeune...

La jeunesse n'est pas une période de la vie,

Elle est un état d'esprit, un effet de la volonté,

Une qualité de l'imagination, une intensité émotive,

Une victoire du courage sur la timidité, du goût de l'aventure sur l'amour du confort.

On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d'années.

On devient vieux parce qu'on a déserté son idéal.

Les années rident la peau, renoncer à son idéal ride l'âme.

Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis qui,

Lentement, nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort.

Jeune est celui qui s'étonne et s'émerveille.

Il demande, comme l'enfant insatiable : et après ?

Il défie les événements et trouve de la joie au jeu de la vie.

Vous êtes aussi jeune que votre foi.

Aussi vieux que votre doute.

Aussi jeune que votre confiance en vous-même.

Aussi jeune que votre espoir,

Aussi vieux que votre abattement.

Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif,

Réceptif à ce qui est beau, bon et grand,

Réceptif aux messages de la nature, de l'homme et de l'infini.

Si un jour, votre cœur allait être mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme,

Puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.

Général Douglas MacArthur - 1945

March 12

si rien ne va plus

N'abandonne surtout pas!


Lorsque dans la vie rien ne va plus,
que les problèmes tourmentent ton esprit
et que l'argent te cause tant de soucis...
Repose-toi s'il le faut, mais n'abandonne surtout pas.

Lorsque trop d'erreurs ont été commises,
que tout ton univers menace de s'écrouler
et que, fatigué, tu sens la confiance t'abandonner...
Repose-toi s'il le faut, mais n'abandonne surtout pas.

Tu sais, la vie est parfois étrange, avec son lot de surprises et d'imprévus,
et il ne nous est pas donné de savoir à l'avance combien d'étapes nous devrons franchir,
ni combien d'obstacles nous devront surmonter
avant d'atteindre le bonheur et la réussite.

Combien de gens ont malheureusement cessé de lutter
alors qu'il n'aurait peut-être fallu qu'un petit pas de plus
pour transformer un échec en réussite ?
Et, pourtant, un pas à la fois n'est jamais trop difficile.

Tu dois donc avoir le courage et la ténacité nécessaire
pour faire ce petit pas de plus,
en affirmant que la vie est une grande et puissante amie
qui se tient toujours à tes côtés, prête à te porter secours.

Tu verras alors que cette attitude appelleras,
du plus profond de toi-même,
des forces de vie que tu ne soupçonnais même pas
et qui t'aideront à réaliser ce que tu entreprendras.

Mais surtout et avant tout, rappelle-toi bien:
Quand dans ta vie, des moments difficiles viendront...

Repose-toi s'il le faut, mais n'abandonne surtout pas.


Anonyme

Edith

Edith

Ce que tu fus, moi, je m'en fous,
tu étais PIAF, un point c'est tout,
c'est çà, ta gloire
et parmi tes souffre-douleurs,
il y en a qui ont trouvé les leurs,
tu peux m'en croire,
EDITH, faut se faire une raison,
les gens sont pourris
jusqu'au fond,
jusqu'à la moelle,
aux lueurs de tes feux follets
ils viennent encore te voler
quelques étoiles,
ils viennent souper sur ta grève,
habillés comme des corbeaux,
ils vivent encore sur ton dos,
au Père Lachaise.

Depuis ta mort dans les journaux,
régulièrement ta photo
te ressuscite,
si tu es morte sans un sou
depuis tu en as fait beaucoup,
beaucoup plus vite.
Nul n'est jamais sûr de son sang,
mais toi t'es pas gâtée, bon sens,
par ta frangine.
C'est triste, mais ta demi soeur
n'a même pas la moitié d'un coeur
dans la poitrine ;
Elle s'est offert du Louis XVI
à ta santé, ta demi-soeur,
j'espère qu'elle te couvre de fleurs,
au Père Lachaise.
Comme Jeanne d'Arc

Edith

Ce que tu fus, moi, je m'en fous,
tu étais PIAF, un point c'est tout,
c'est çà, ta gloire
et parmi tes souffre-douleurs,
il y en a qui ont trouvé les leurs,
tu peux m'en croire,
EDITH, faut se faire une raison,
les gens sont pourris
jusqu'au fond,
jusqu'à la moelle,
aux lueurs de tes feux follets
ils viennent encore te voler
quelques étoiles,
ils viennent souper sur ta grève,
habillés comme des corbeaux,
ils vivent encore sur ton dos,
au Père Lachaise.

Depuis ta mort dans les journaux,
régulièrement ta photo
te ressuscite,
si tu es morte sans un sou
depuis tu en as fait beaucoup,
beaucoup plus vite.
Nul n'est jamais sûr de son sang,
mais toi t'es pas gâtée, bon sens,
par ta frangine.
C'est triste, mais ta demi soeur
n'a même pas la moitié d'un coeur
dans la poitrine ;
Elle s'est offert du Louis XVI
à ta santé, ta demi-soeur,
j'espère qu'elle te couvre de fleurs,
au Père Lachaise.
Comme Jeanne d'Arc
autrefois, tes amis entendent
ta voix qui les appelle.
Mieux que la vermine et le temps,
ils rongent ton âme en fouillant
dans tes poubelles,
et malgré tous ces chanteurs là,
qui ont mis ton coeur tant de fois
entre deux chaises,
près de ton boxeur
pour toujours,
tu files le parfait amour,
au Père Lachaise, au Père Lachaise

Serge LAMA

publié sur mon blog NT le 10 mars 2007

Vision

 

Vision

Je vis d'abord sur moi des fantômes étranges

Traîner de longs habits;

Je ne sais si c'étaient des femmes ou des anges !

Leurs manteaux m'inondaient avec leurs belles franges

De nacre et de rubis.

Comme on brise une armure au tranchant d'une lame,

Comme un hardi marin

Brise le golfe bleu qui se fend sous sa rame,

Ainsi leurs robes d'or, en grands sillons de flamme,

Brisaient la nuit d'airain !

Ils volaient ! - Mon rideau, vieux spectre en sentinelle,

Les regardait passer.

Dans leurs yeux de velours éclatait leur prunelle;

J'entendais chuchoter les plumes de leur aile,

Qui venaient me froisser.

Ils volaient ! - Mais la troupe, aux lambris suspendue,

Esprits capricieux,

Bondissait tout à coup, puis, tout à coup perdue,

S'enfuyait dans la nuit, comme une flèche ardue

Qui s'enfuit dans les cieux !

Ils volaient ! - Je voyais leur noire chevelure,

Où l'ébène en ruisseaux

Pleurait, me caresser de sa longue frôlure;

Pendant que d'un baiser je sentais la brûlure

Jusqu'au fond de mes os.

Dieu tout-puissant ! j'ai vu les sylphides craintives

Qui meurent au soleil !

J'ai vu les beaux pieds nus des nymphes fugitives !

J'ai vu les seins ardents des dryades rétives,

Aux cuisses de vermeil !

Rien, non, rien ne valait ce baiser d'ambroisie,

Plus frais que le matin

Plus pur que le regard d'un œil d'Andalousie !

Plus doux que le parler d'une femme d'Asie,

Aux lèvres de satin !

Oh ! qui que vous soyez, sur ma tête abaissées,

Ombres aux corps flottants !

Laissez, oh ! laissez-moi vous tenir enlacées,

Boire dans vos baisers des amours insensées,

Goutte à goutte et longtemps !

Oh ! venez ! nous mettrons dans l'alcôve soyeuse

Une lampe d'argent.

Venez ! la nuit est triste et la lampe joyeuse !

Blonde ou noire, venez; nonchalante ou rieuse,

Cœur naïf ou changeant

Venez ! nous verserons des roses dans ma couche;

Car les parfums sont doux !

Et la sultane, au soir, se parfume la bouche

Lorsqu'elle va quitter sa robe et sa babouche

Pour son lit de bambous !

Hélas ! de belles nuits le ciel nous est avare

Autant que de beaux jours !

Entendez-vous gémir la harpe de Ferrare,

Et sous des doigts divins palpiter la guitare ?

Venez, ô mes amours !

Mais rien ne reste plus que l'ombre froide et nue,

Où craquent les cloisons.

J'entends des chats hurler, comme un enfant qu'on tue;

Et la lune en croissant découpe, dans la rue,

Les angles des maisons.

A.Musset

publié surmon blog NT mon mode à moi en février2007

Si

Si... 

Si tu peux rester calme alors que, sur ta route,
Un chacun perd la tête, et met le blâme en toi;
Si tu gardes confiance alors que chacun doute,
Mais sans leur en vouloir de leur manque de foi;
Si l'attente, pour toi, ne cause trop grand-peine:
Si, entendant mentir, toi-même tu ne mens,
Ou si, étant haï, tu ignores la haine,
Sans avoir l'air trop bon, ni parler trop sagement;

Si tu rêves, - sans faire des rêves ton pilastre;
Si tu penses, - sans faire de penser toute leçon;
Si tu sais rencontrer Triomphe ou bien Désastre,
Et traiter ces trompeurs de la même façon;
Si tu peux supporter tes vérités bien nettes
Tordues par les coquins pour mieux duper les sots,
Ou voir tout ce qui fut ton but brisé en miettes,
Et te baisser, pour prendre et trier les morceaux;

Si tu peux faire un tas de tous tes gains suprêmes
Et le risquer à pile ou face, - en un seul coup -
Et perdre - et repartir comme à tes débuts mêmes,
Sans murmurer un mot de ta perte au va-tout;
Si tu forces ton coeur, tes nerfs, et ton jarret
A servir à tes fins malgré leur abandon,
Et que tu tiennes bon quand tout vient à l'arrêt,
Hormis la Volonté qui ordonne : << Tiens bon ! >>

Si tu vas dans la foule sans orgueil à tout rompre,
Ou frayes avec les rois sans te croire un héros;
Si l'ami ni l'ennemi ne peuvent te corrompre;
Si tout homme, pour toi, compte, mais nul par trop;
Si tu sais bien remplir chaque minute implacable
De soixante secondes de chemins accomplis,
A toi sera la Terre et son bien délectable,
Et, - bien mieux - tu seras un Homme, mon fils.

Rudyard Kipling

publié sur blog mon mode à moi  de NT le 15/02/2007

February 09

Bel ange

Poésie à Georges Sand

Te voilà revenu, dans mes nuits étoilées,
Bel ange aux yeux d'azur, aux paupières voilées,
Amour, mon bien suprême et que j'avais perdu !
J'ai cru, pendant trois ans, te vaincre et te maudire,
Et toi, les yeux en pleurs, avec ton doux sourire,
Au chevet de mon lit te voilà revenu.

Eh bien, deux mots de toi m'ont fait le roi du monde,
Mets la main sur mon cœur, sa blessure est profonde;
Élargis-la, bel ange, et qu'il en soit brisé !
Jamais amant aimé, mourant sur sa maîtresse,
N'a sur des yeux plus noirs bu ta céleste ivresse,
Nul sur un plus beau front ne t'a jamais baisé !

-

Telle de l'Angelus, la cloche matinale
Fait dans les carrefours hurler les chiens errants,
Tel ton luth chaste et pur, trempé dans l'eau lustrale,
O George, a fait pousser de hideux aboiements,

Mais quand les vents sifflaient sur ta Muse au front pâle,
Tu n'as pas renoué tes longs cheveux flottants;
Tu savais que Phoebé, l'Étoile virginale
Qui soulève les mers, fait baver les serpents.

Tu n'as pas répondu, même par un sourire,
A ceux qui s'épuisaient en tourments inconnus,
Pour mettre un peu de fange autour de tes pieds nus.

Comme Desdémona, t'inclinant sur ta lyre,
Quand l'orage a passé tu n'as pas écouté,
Et tes grands yeux rêveurs ne s'en sont pas doutée !

-

Puisque votre moulin tourne avec tous les vents,
Allez, braves humains, où le vent vous entraîne;
Jouez, en bons bouffons, la comédie humaine;
Je vous ai trop connus pour être de vos gens.

Ne croyez pourtant pas qu'en quittant votre scène,
Je garde contre vous ni colère ni haine,
Vous qui m'avez fait vieux peut-être avant le temps;
Peu d'entre vous sont bons, moins encor sont méchants.

Et nous, vivons à l'ombre, ô ma belle maîtresse
Faisons-nous des amours qui n'aient pas de vieillesse;
Que l'on dise de nous, quand nous mourrons tous deux :

Ils n'ont jamais connu la crainte ni l'envie;
Voilà le sentier vert où, durant cette vie,
En se parlant tout bas, ils souriaient entre eux.

-

Il faudra bien t'y faire à cette solitude,
Pauvre cœur insensé, tout prêt à se rouvrir,
Qui sait si mal aimer et sait si bien souffrir.
Il faudra bien t'y faire; et sois sûr que l'étude,

La veille et le travail ne pourront te guérir.
Tu vas, pendant longtemps, faire un métier bien rude,
Toi, pauvre enfant gâté, qui n'as pas l'habitude
D'attendre vainement et sans rien voir venir.

Et pourtant, ô mon cœur, quand tu l'auras perdue,
Si tu vas quelque part attendre sa venue,
Sur la plage déserte en vain tu l'attendras.

Car c'est toi qu'elle fuit de contrée en contrée,
Cherchant sur cette terre une tombe ignorée,
Dans quelque triste lieu qu'on ne te dira pas.

-

Toi qui me l'as appris, tu ne t'en souviens plus
De tout ce que mon cœur renfermait de tendresse,
Quand dans la nuit profonde, ô ma belle maîtresse,
Je venais en pleurant tomber dans tes bras nus !

La mémoire en est morte, un jour te l'a ravie.
Et cet amour si doux, qui faisait sur la vie
Glisser dans un baiser nos deux cours confondus,
Toi qui me l'as appris, tu ne t'en souviens plus.

-

Porte ta vie ailleurs, ô toi qui fus ma vie;
Verse ailleurs ce trésor que j'avais pour tout bien.
Va chercher d'autres lieux, toi qui fus ma patrie;
Va fleurir au soleil, ô ma belle chérie,
Fais riche un autre amour et souviens-toi du mien.

Laisse mon souvenir te suivre loin de France;
Qu'il parte sur ton cœur, pauvre bouquet fané;
Lorsque tu l'as cueilli, j'ai connu l'Espérance,
Je croyais au bonheur, et toute ma souffrance
Est de l'avoir perdu sans te l'avoir donné.

A.Musset

February 02

Belle

bohemienne-couleur
 

Belle

C'est un mot qu'on dirait inventé pour elle

Quand elle danse et qu'elle met son corps à jour, tel

Un oiseau qui étend ses ailes pour s'envoler

Alors je sens l'enfer s'ouvrir sous mes pieds

J'ai posé mes yeux sous sa robe de gitane

A quoi me sert encore de prier Notre-Dame ?

Quel

Est celui qui lui jettera la première pierre ?

Celui-là ne mérite pas d'être sur terre

Ô Lucifer !

Oh ! Laisse-moi rien qu'une fois

Glisser mes doigts dans les cheveux d'Esmeralda

...

Belle

Est-ce le diable qui s'est incarné en elle

Pour détourner mes yeux du Dieu éternel ?

Qui a mis dans mon être ce désir charnel

Pour m'empêcher de regarder vers le Ciel ?

Elle porte en elle le péché originel

La désirer fait-il de moi un criminel ?

Celle

Qu'on prenait pour une fille de joie, une fille de rien

Semble soudain porter la croix du genre humain

Ô Notre-Dame !

Oh ! laisse-moi rien qu'une fois

Pousser la porte du jardin d'Esmeralda

...

Belle

Malgré ses grands yeux noirs qui vous ensorcellent

La demoiselle serait-elle encore pucelle ?

Quand ses mouvements me font voir monts et merveilles

Sous son jupon aux couleurs de l'arc-en-ciel

Ma dulcinée laissez-moi vous être infidèle

Avant de vous avoir mené jusqu'à l'autel

Quel

Est l'homme qui détournerait son regard d'elle

Sous peine d'être changé en statue de sel

Ô Fleur-de-Lys

Je ne suis pas homme de foi

J'irai cueillir la fleur d'amour d'Esmeralda

... 

J'ai posé mes yeux sous sa robe de gitane

À quoi me sert encore de prier Notre-Dame

Quel

Est celui qui lui jettera la première pierre

Celui-là ne mérite pas d'être sur terre

Ô Lucifer !

Oh ! laisse-moi rien qu'une fois

Glisser mes doigts dans les cheveux d'Esmeralda

Esmeralda

.

January 30

Le mimosa

 

La fleur du mimosa rayonne...

Elle représente aussi le Soleil. La lumière par son rayonnement.